Blasons des 2des 1 et 4
Les blasons sont des poèmes en vogue à la Renaissance, qui célèbrent une partie du corps.
Yeux verts ou marron
Yeux bleus ou vairons
Organe de la perception visuelle
Naturels ou superficiels
Identité marquée
Appartenance passée
Maquillage raffiné
Qui coule sous l’œil peiné
Placés sur le visage
Pour une belle image
Les yeux pour regarder
Les yeux pour pleurer
Anthony Legrand 2de4
Toi qui comme un miroir reflètes mon âme
Toi qui en un regard ravives la flamme
Iris au feuillage changeant
Iris me rappelant l’océan
Quand tes yeux parlent plus que ta voix
Quand tu es triste des gouttes les noient
Contour dont la vague s’affole
Contour tellement beau qu’on en deviendrait folle
La courbe de tes yeux adoucit ton regard
Le bleu le plus profond me montre le ciel
Si tes cils sont si noirs ce n’est pas un hasard
Ils donnent à ta beauté la vraie douceur du miel
Safia-Julie Delval 2de4
D’un simple sourire en coin
Tout à fait anodin
Ou d’un sourire sage
Qui sublime ton visage,
Tu occupes les regards
Et ce presque toujours
Par ta couleur d’amour
Qui crée nombre d’égards.
De ces sons bienfaisants
Que tu fais en parlant
Tu calmes l’univers,
Les horreurs et la guerre.
Avec des lèvres charnues
Ou bien toutes menues,
Tu nous laisses rêver
À des choses prohibées
Et tes superbes dents
D’un blanc éclatant
Me font penser
À de la neige poudrée
Tombée un soir d’hiver
Dans une plaine en Bavière.
Agatha Vitti, 2de1
Lèvres fines presque nulles,
Lèvres fines qui annoncent le décès.
Lèvres charnues comme une bulle,
Lèvres charnues qui ne sont pas remboursées.
Lèvres minces mais réelles,
Lèvres minces qui séduiraient n’importe qui,
Lèvres voluptueuses mises en valeur par elle,
Lèvres voluptueuses qui attireraient n’importe qui.
Lèvres qui sont universelles,
Lèvres des Parques*
Les lèvres sont belles,
Sauf celles de la mort et celles en plastique.
Samuel Bekhadi, 2de4
Les épaules, elles qui doivent porter
Porter le poids de la vérité
Mais aussi le fardeau auquel nous sommes condamnés
Celui qui nous pèse et nous prive de liberté
Celui qui nous empêche d’avancer
Elles nous épaulent
Mais nous rabaissent
Et portent notre sac chaque jour de l’année
Sans jamais briser notre allégresse.
Clarisse Barthe, 2de1
Chevelure, soigneusement brillante,
Toujours aussi étincelante,
Chevelure, brossée à la perfection,
Qui me donne des frissons.
Chevelure, je veux pouvoir te toucher,
Tellement tu m’as envoûtée,
Chevelure, que je peux lisser et boucler,
Toujours à volonté.
Chevelure, en mouvement,
Qui me fascine tant,
Chevelure, dont les reflets dorés
Hantent tous les jours de ma vie.
Tess Bédé, 2de4
*Les Parques : dans la mythologie romaine, les trois divinités du Destin, comme les Moires de la mythologie grecque. La première filait le fil de la vie des humains, la seconde le dévidait, la troisième le coupait.