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Galerie du Lycée

1982 Vincent de Tim Burton

Par VIRGINIE REBULL, publié le lundi 27 janvier 2020 21:37 - Mis à jour le lundi 27 janvier 2020 21:38
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Critique d'élèves de 1ère cinéma à venir

 

   Vincent est un court-métrage d’animation réalisé par Tim Burton en 1982. Il met en scène un petit garçon,Vincent, qui influencé par ses lectures rêve de devenir Vincent Price et de réaliser des actes épouvantables. Le court-métrage est construit de manière à alterner entre la folle imagination de Vincent et le retour à la réalité souvent amené par sa mère. Pour ce qui est de la mise en scène, Burton s’inspire beaucoup de l’expressionnisme allemand des années 20 (jeux d’ombres, lignes déformées). Le son quant à lui joue aussi sur l’alternance avec une musique angoissante et Vincent Price renforçant le ton de sa voix lorsque Vincent nage dans la folie, ainsi que le son du tonnerre. Au contraire, le retour à la réalité est marqué par l’absence totale de musique et le doublage de Vincent Price a un ton apaisant. On pourrait dire pour ce qui est du discours du film qu’il est totalement «calqué» sur l’enfance de Burton mais nous y reviendrons.

 

 

Vincent, le point de départ d’un univers.

Vincent Malloy est Tim Burton. En effet, lorsque Tim Burton était enfant, il ne supportait pas le fait d’être enfermé chez lui, seul, et se réfugiait donc au cinéma de Burbank sa ville. Le reste du temps il dessinait et lisait. Burton a donc horreur des quartiers résidentiels typiques et en fera la critique dans «Edward aux mains d’argent» par exemple. Vincent lui aussi en a horreur, horreur de la solitude qui nous est montrée dans le plan où apparaît Vincent, il est dans une pièce totalement vide ce qui renforce ce côté claustrophobique. L’apparence physique de Vincent fait aussi échos à celle de Tim Burton.

 

 

   J’aime ce court-métrage car il est très personnel et rattaché au réalisateur. Il est également bourré d’éléments qui seront présent dans une grande partie de ses films. Nous avons donc l’enfance et la fuite de la réalité, deux thèmes essentiels dans le cinéma de Burton. Vincent porte aussi un haut rayé, les rayures apparaissent dans chacun de ses films. L’expressionnisme Allemand avec des références poussées à l’extrême comme dans «Batman le défi» ou «Dark Shadow».

 

 

Vincent à également le teint pâle et une coupe de cheveux atypique ainsi qu’une faible corpulence à l’instar des héros des «Noces Funèbres» ou de «Sweeney Todd». «Vincent» possède également un bestiaire très fournis, le chien qui est en quelque sorte le prototype de «Frankenweenie», la tante, le tableau, beaucoup de créatures similairement à «Big Fish». L’absence du père, Vincent n’a pas de père, absent ou tyrannique dans les films de Burton.

 

 

Ces différents éléments déjà présents dans «Vincent» et qui deviendront des éléments récurrents voir culte dans les films de Burton montrent à quel point ce court métrage est d’une importance majeure dans la filmographie de Burton. Il est la genèse de cet univers extrêmement riche. Il est impératif de voir Vincent cars si l’on aime Vincent, on aime Burton, ce qui est mon cas.   

 

Thomas BELAYGUE